Les Lames du Cardinal, de Pierre Pevel

 Bon alors avant de commencer cet article par son commencement, j’ai l’espoir, en faisant adroitement glisser cette couverture en américain des states, que le succès de cette trilogie outre-atlantique n’aura pas inspirée les vilaines daubes cinématographiques vaguement liées à cette flamboyante époque, comme Three musketeers par exemple, que je me refuse à voir, mais dont le trailer m’a cruellement blessé à l’âme.
ça c’est fait, maintenant, parlons un peu, avec mes doigts et vos yeux (oui, ça peut faire mal, en effet), de cette trilogie de Pierre Pevel, jadis Monsieur Wielstadt, mais qui sera désormais Monsieur le Cardinal, c’est encore mieux et historiquement, cela nous parle. Les Lames du Cardinal donc! J’ai bien entamé l’intégrale, pas encore terminé car je jongle avec la relecture de la trilogie Mars de Kim Stanley Robinson… Oui comme ça, impossible de se mélanger.
Les Lames du Cardinal, c’est mon entrée dans l’univers Pevel, ze Pevelverse, et ma foi, c’est plutôt un bel endroit, avec pleins de séquences cinématographiques disséminées dans les pages, des apparitions-éclairs de figures connues comme d’Artagnan ou Athos… Ou le Cardinal de Richelieu. C’est du roman de capes et d’épées, avec des Mousquetaires, de gentes Dames un peu chauchaudes sur les bords, et Monsieur Pevel a saupoudré tout ça avec des dragons. Car oui, dans ce 17ème siècle-ci, les dragons appartiennent à une ancienne espèce ayant dominée le monde, mais ayant du céder la place à l’Homme. Et ce saupoudrage change bien des choses au quotidien, les amateurs de Dragonlance y retrouveront des Draconiens, des familiers dragons, et pleureront de frustration en se rappelant combien eux, auraient bien aimé avoir un peu de poudre, ainsi qu’un régiment de Mousquetaires pour les aider contre Verminaard, bad guy devant l’éternel.
Bon alors j’avoue, j’ai un peu de mal avec son style. C’est le même effet que pour les bouquins de Bernard Werber; Les idées sont excellentes, originales, l’action est bien décrite, mais il arrive un moment où je peine à continuer. Je n’ai pas encore réussit à mettre le doigt sur ce qui me dérange avec ces talentueux auteurs, je ne vais pas aller jusqu’à dire que c’est le style français, car par exemple GJ Arnaud et sa centaine de tomes de la Compagnie des glaces ne m’a posé aucun autre problème que celui d’en vouloir cent autres en plus. Mais bref! Les Lames du Cardinal, c’est un formidable moment de lecture, avec des personnages pas très étoffés, mais dont les scènes d’actions sont vraiment bien ficelées! On peut sentir l’adaptation filmesque prochaine, en espérant qu’ils ne rajouteront ni Gérard Depardieu, ni ballons aériens (non, je n’ai pas fais une répétition).
Oh et puis bonne nouvelle aussi avec ce roman, qui est adapté en jeu de rôles! Ce sont les éditions Sans détour qui se chargent du boulot, donc aucune inquiétude sur le fonds comme sur la forme. Assurément, le jeu trouvera son public et amènera un peu de flamboyance dans l’univers un peu dark des jeux français contemporains!

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