S.I.A.R [Service Interplanétaire d’Action Rapide]

En 2216, la Troisième opposition s’achève en laissant les principales nations de Sol exsangues. Les infrastructures planétaires sont en ruines, les populations se replient en communautés éparses de survivants. L’arrogante Humanité est sur le point de s’éteindre.

Quelques visionnaires osent cependant se dresser face à la volonté nihiliste des Généraux du Bloc rouge, instigateurs du dernier des trois grands conflits interplanétaires. Ces individus rassemblent autour d’eux des forces vacillantes, des esprits brillants, des ambitieux. Tous ensembles, ils parviennent à fonder l’Organisation pour la Paix des Mondes de Sol, une entité suffisamment puissante et inspiratrice, en mesure d’apporter l’espoir et de transcender les attentes matérialistes de tous.

Une nouvelle ère débute, celle de la paix entre les peuples. Mais pour préserver cet espoir de renouveau, pour défendre les rêveurs, les utopistes et les visionnaires, il faut que certains acceptent de sacrifier jusqu’à leur vie. Ces êtres exceptionnels sont les membres du S.I.A.R, le Service Interplanétaire d’Action Rapide.

Mais qui sont les membres du S.I.A.R?

Le Service Interplanétaire d’Action Rapide est un organisme constitué par la toute nouvelle Organisation pour la Paix des Mondes de Sol (OPMS), dans le but de parer aux attaques les plus violentes éclatant un peu partout à travers les mondes du système solaire, en paix depuis trois ans. Nous sommes en 2216, la troisième guerre totale opposant Bloc rouge et Bloc bleu vient de s’achever sans vainqueur, les infrastructures industrielles sont dévastées et les groupes humains peinent à se rassembler de nouveau. L’OPMS a compris que si les Généraux avaient acceptés les termes de l’accord de paix édicté par les derniers représentants élus des peuples, fondateurs de l’organisation, cela était lié à l’épuisement de leurs ressources primaires, plutôt qu’à un souhait de stopper leur folie nihiliste. Officiellement donc, une nouvelle ère de paix commence, mais des forces lourdement armées sont toujours actives, et pour les neutraliser, l’OPMS a besoin d’une troupe d’élite, composée des meilleurs éléments pouvant être fournis par les différentes armées planétaires.

Les membres du S.I.A.R constituent donc cette élite. A grand renfort de plans de communication, ils sont mis en avant, tels les nouveaux héros de la paix. Des documentaires holographiques détaillent leur vie, des produits dérivés commencent à être produits dans les zones les plus prospères. Les membres du service sont l’espoir de demain, les protecteurs des honnêtes citoyens de l’ère nouvelle.

Officieusement cependant, le S.I.A.R est une épine dans le pied des Généraux et des derniers seigneurs des keratsu. Agissant sous la tutelle d’un organisme sans réelle influence, les groupes d’action rapide sont formés d’éléments souvent incontrôlables, victimes de traumatismes divers, et oeuvrant parfois contre les intérêts de la paix interplanétaire.

Quels sont les moyens du S.I.A.R?

Selon les reportages diffusés par les premiers réseaux média remis en fonction, les agents du S.I.A.R bénéficient du tout dernier matériel de pointe, fruit de recherches secrètes et ayant été détourné de son but premier – Faire le mal – pour servir une noble cause, celle de la paix.

En réalité, chaque armée et faction influente du système solaire à du céder une part de son matériel à l’OPMS, afin d’honorer l’accord de paix. Si certains ont joué le jeu en offrant des équipements neufs, la plupart puisent dans leurs stocks anciens pour remplir leur part du marché. En contrepartie, l’OPMS ferme les yeux sur certains projets militaires, ainsi que sur des visées purement politiques.

Le S.I.A.R dispose actuellement de cinq vaisseaux à long rayon d’action, bien armés mais commençant à dater. Le croiseur martien Siegvlad-Grunhild est désormais une base d’opération mobile pouvant renforcer les unités planétaires, les membres du Comité, l’organisme dirigeant du service, résident tous à bord avec leur équipe principale.

Chaque planète et communauté orbitale se vois rattachée une équipe d’une dizaine d’agents, rassemblés dans un lieu fortifié et sécurisé. Une équipe du S.I.A.R possède une armurerie bien garnie, une unité médico-légale, une infirmerie, plusieurs véhicules fonctionnels et au moins une navette permettant la liaison avec les vaisseaux en orbite.

Une équipe du S.I.A.R est dirigée par un administrateur civil, entouré d’une section scientifique de deux ou trois membres spécialisés, ainsi que d’un attaché de presse. De cinq à six membres sont d’anciens soldats ou agents de services spéciaux, ils forment la section d’action rapide, déployée sur le terrain avec à leur tête un officier subalterne, secondé par un sous-officier de son choix.

Mais quelles sont les missions du S.I.A.R?

Le Service Interplanétaire d’Action Rapide est déployé dans sa zone d’influence sur ordre de l’OPMS qui répond ainsi aux gouverneurs civils locaux, ayant pu justifier de la gravité d’une attaque menée contre eux par des éléments incontrôlés.

Il arrive parfois que seuls les membres de la section scientifiques agissent en réponse, en neutralisant des unités automatisées avec une attaque virtuelle ciblée, ou tout simplement en venant palier à l’absence d’une unité médicale devant palier à la propagation d’un dangereux virus.

Plus fréquemment, la section d’action rapide est déployée sur une zone et doit coordonner les forces défensives disponibles. Bien que des frappes orbitales puissent généralement neutraliser la menace avec des pertes minimales du côté allié, l’OPMS exige des garanties que ce moyen extrême ne soit employé qu’en dernier recours.

Les unités d’action rapide sont déployées avec tout le matériel qu’elles ont sélectionné durant le briefing, elles doivent ensuite prendre contact avec les forces de défense et coordonner leurs efforts avec les officiers commandant. La position ambiguë du S.I.A.R pose souvent problème, et les conflits d’autorité naissant de discussions houleuses avec des officiers locaux font que les unités d’action rapide sont perçues comme des parasites au service de politiciens ambitieux ne se souciant guère de souveraineté territoriale.

Où sont recrutés les agents du S.I.A.R? 

L’OPMS fait continuellement jouer ses relations afin de pouvoir sélectionner les meilleurs profils pour ses sections scientifiques et d’action rapide. Après quelques mois de plein fonctionnement des unités déjà déployées, le taux de mortalité s’avère assez alarmant, et de nouveaux dossiers doivent donc être étudiés.

L’équipe en charge d’effectuer les sélections pioche prioritairement dans les rangs de trois grands corps militaires, réputés pour leur formation mais surtout pour l’encadrement vigilant de leurs soldats. La 73ème Brigade des éclaireurs d’Olympus est une unité irrégulière martienne composée de soldats d’élites, formés à la survie en milieu hostile et maîtrisant des techniques de combat au corps à corps. Habitués à des actions isolées, les membres de cette unité sont tout particulièrement appréciés pour leur moral d’acier et leurs valeurs en concordance avec celles de l’OPMS.

Les recruteurs du S.I.A.R ont approché les officiers de la Junte martienne afin de démobiliser les officiers commandant la 73ème BEO en priorité, concédant de nombreux arrangements pour disposer d’une unité de commandement parfaitement opérationnelle. L’Oberleutnant Karl Meingrupp est d’ailleurs l’actuel commandant en charge de former les recrues du S.I.A.R aux techniques de reconnaissance et de survie. Il commande l’unité action rapide martienne.

L’autre source de recrutement pour le service vise les rangs subalternes de la Flotte Coalisée Terrienne, rassemblant la plus importante force de frappe spatiale de tout le système, mais formant également des unités de marines particulièrement efficaces en petites sections. La FCT ne se sépare que difficilement de ses soldats, mais sous la pression de l’OPMS, cinq marines ont pu intégrer les unités d’action rapide terrienne et vénusienne. Troisième corps militaire dans lequel sont prioritairement recrutés les agents du S.I.A.R, le 118ème Bataillon de reconnaissance lointaine, rattaché à une force défensive combinée des mondes du Bloc bleu. Le 118ème BRL est composé de soldats d’élite, spécialisés dans des domaines techniques venant renforcer leur efficacité sur le terrain. En charge de missions isolées, le 118ème BRL doit analyser et neutraliser toute menace en avant des puissantes flottes du Bloc bleu. Bien entendu, les recruteurs du S.I.A.R guettent la moindre donnée pouvant les orienter vers un potentiel agent, non seulement pour les sections d’action rapide mais également afin de renforcer leurs équipes scientifiques. Certains des agents actuellement déployés appartenaient à d’anciennes forces de sécurité avant d’intégrer les armées impliquées dans les récents conflits.

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