Serialbdomadaire #22

Hello mes p’tites patates sérivores! Pour ce 22ème numéro de Serialbdomadaire, j’ai envie de vous ramener vers des séries qui se sont terminées et qui restent pour moi d’excellentes expériences pour tout sérivore qui se respecte. Elles comptent plusieurs saisons et seul le binge watching peut en venir à bout! Dites-moi donc si vous aussi vous avez eu de belles expériences avec des séries achevées!

Allez, je commence par Banshee, une très bonne histoire de vengeance, de coups de pied retourné, de flingues et de gens super beaux semblant toujours souffrir! Produite par Cinemax et dirigée par Jonathan Tropper et David Schickler, la série nous entraîne sur les pas d’un voleur de haut-vol, fraîchement libéré de prison, et venant à Banshee retrouver sa keupine, malheureusement mariée. Pif pouf, il prend l’identité du nouveau shérif qui est assassiné sous ses yeux, et décide de passer du temps à Banshee. Eh bien même avec un pitch comme celui-ci, je ne peux que vous recommander chaudement cette excellente série, ultra-violente mais parfaitement maîtrisée, et même avec une fin non bâclée et cohérente avec le reste – oui, c’est rare! – la galerie de personnages est très intéressante, avec un « méchant » complexe et un héros qui n’en est donc pas un. Beaucoup de personnages secondaires importants et bien pensé. Bon par contre les différents arc des quatre saisons se terminent invariablement dans un bain de sang, mais sont suffisamment bien écrits pour que l’on reste accroché tout du long. Je le répète, c’est très violent, et celles et ceux qui aiment le manichéisme des séries de CW seront sûrement choqués en visionnant Banshee!

Justified! Une série de Fx portée à bout de bras par Timothy Olyphant, incarnant ici un marshall revenant au pays, le Kentucky, après avoir abattu un ponte de la mafia. Il doit faire profil bas, mais sa vie privée, ses anciens amis et sa famille ne font qu’interférer avec son job, et rapidement, tout dégénère en fusillades, meurtres et intrigues tortueuses à souhait! Justified est une très bonne série délaissant le genre du policier pour emprunter au western. Le Kentucky que nous découvrons est rural, peuplé d’individus assez frustres. Un humour très bien dosé joue du contraste entre Raylan Givens et les bouseux qu’il a autrefois côtoyé, alors même qu’il se promène lui-même avec un chapeau de et ressemble à une pub Marloboro. Comme pour Banshee, c’est une série assez violente, autant sur un plan physique que moral, car le héro est plein de doutes, et les choix qu’il doit faire n’ont pas les réponses gentillettes que l’ont voit habituellement dans les séries des grands networks.

Même si la série s’essouffle avant la fin de sa sixième saison, Graham Yost, son créateur, sait parfaitement représenter une spirale d’émotions allant crescendo, avec des bouffées de violence qui semblent résoudre les choses – des méchants meurent – mais qui ne font qu’empirer les affaires de tout le monde, avec de fréquents drames. La galerie des nombreux seconds couteaux est ici particulièrement goûteuse, avec certains rôles amenant une touche d’humour noir bienvenue, à tel point que c’est parfois le héros qui semble donner la réplique à des personnages hauts en couleurs.

Voilà une série qui, à l’origine, ne devait pas du tout m’intéresser! Mais comme la majorité des british, j’ai été happé dans l’histoire de la famille Crawley, de leurs domestiques et nombreux cousins et cousines! Downton abbey, de Julian Fellowes, est vraiment une excellente série, avec pourtant un thème d’un classicisme absolu; Les tragédies et petits bonheurs d’une famille influente et riche, ici de 1912 à 1925. Normalement, ce genre de thème m’agace, mais ici, dès les premiers épisodes, nous découvrons deux univers qui ne font que se frôler, le tout dans un même château. Les serviteurs et les membres de la famille Crawley cohabitent mais ne partagent que peu en commun, les « maîtres » ne sont pourtant pas des monstres, bien au contraire, mais nous voyons cette bonne vieille lutte des classes dans toute sa splendeur. L’écriture des nombreux personnages est fascinante, riche et complexe. Nous suivons l’évolution des nobles se retrouvant confronté aux évolutions sociales du XXème siècle, avec pour les plus vieux d’entre eux une incompréhension totale face au souhait d’une jeune Lady Sybil désirant travailler et se marier avec un serviteur. L’écriture de Julian Fellowes nous pousse à détester et aimer des personnages, les deux en même temps souvent, et l’on la gorge serré lorsque des drames surviennent. Pour ma part, j’y ai découvert Michelle Dockery, en Lady Mary froide et distante, puis touchante et fragile, et je l’ai retrouvée avec grand plaisir dans la récente et incroyable série Godless, où elle incarne un personnage fort.

Dowton abbey est vraiment une série coup-de-cœur, qui m’a ensuite incitée à me tourner fréquemment vers les productions british, souvent d’une qualité supérieure, et en tout cas qui me parlent bien plus que leurs homologues américaines.

5 commentaires sur “Serialbdomadaire #22

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  1. Banshee une de nos séries préférées avec ma femme. Je pense qu’ils ont fait le bon choix par contre (et même si j’en aurais demandé plus) en l’arrêtant. La fin a été décidée par ses créateurs pour des raisons artistiques… Et effectivement c’est un bon choix. Non ?

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