Quelques chroniques glaciaires…

Hello mes p’tites patates! J’ai déjà mentionné l’œuvre de GJ Arnaud, la compagnie des glaces, mais j’avais envie d’approfondir un peu certains éléments de cette vaste saga, forte d’une bonne centaine de tomes, et nous plongeant dans un futur pas tip-top du tout. Outre les deux époques principales, qui s’enchaînent chronologiquement. L’auteur a également démarré un ensemble de préquelles, regroupées en différentes périodes et lieux, ce sont les Chroniques glaciaires.

Du tome #06 au #09 de cette série annexe, GJ Arnaud bascule dans la plus pure science-fiction en nous montrant les habitants de la colonie d’Opiuchus IV, une lointaine communauté cherchant à retourner vers la Terre, après l’échec avéré d’une terraformation désastreuse. Rien que le postulat de départ m’avait alors bien accroché; Ce n’est pas une hypothétique insuffisance technologie qui incite les colons à repartir, mais plutôt l’influence psychologique liée au monde étranger où ils se trouvent, qui les transforment inexorablement.

Nous retrouvons ensuite les bulbs, ces créatures gigantesques adaptées à l’espace, et dont au moins un représentant est en orbite terrienne dans les récits de la saga principale. Les colons décident de s’installer à l’intérieur de ces créatures, leurs vaisseaux étant trop délabrés pour rallier la Terre. S’ensuit une sorte de redite des théories et découvertes de Lien Rag, Gus et Kurt durant leur séjour orbital. On voit se profiler ceux qui deviendront les Aiguilleurs, cherchant à asservir leur hôte en le transformant en un cyborg taille XXL, on retrouve les parasites et les tentatives des futurs Ragus de communiquer avec le bulb. Bref, la trame n’apporte pas grand chose d’original et confirme ce que nous soupçonnions déjà.

Cela étant, même si l’intrigue de cette partie des Chroniques glaciaires dite des arches stellaires reste très légère. GJ Arnaud nous plonge très facilement dans une ambiance étouffante et claustrophobique à souhait. Il y a de l’exploration spatiale, même une bataille dans l’espace! Mais la majorité des évènements se déroulent à l’intérieur du pauvre bulb, bien malmené par ses occupants, qui nous révèlent sans doute la piètre opinion de l’auteur envers l’Humanité. Il y est question de survie, dans un environnement un poil hostile, mais surtout et toujours, de luttes pour le pouvoir. Là encore, le traitement des différents personnages, sur de grandes périodes de temps, reste assez manichéen, avec une forte propension du tout-un-chacun à la trahison, mais toujours, l’auteur nous prend par les sentiments et nous fait ressentir empathie ou colère, avec une déconcertante facilité.

Les Chroniques glaciaires ne sont pas des monuments de littérature, c’est vrai, et ce segment des colons d’Opiuchus IV n’est sûrement pas le plus brillant. Il a toutefois des qualités et permet de découvrir un autre pan de la saga gigantesque de GJ Arnaud.

 

 

 

 

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