Mars [S.I.A.R]

mars | Curiosity: la NASA dément une découverte historique sur Mars

La planète rouge abrite les plus anciennes colonies humaines du système et conserve toujours une certaine aura dans l’Histoire de Sol. En deux siècles de développements par les plus puissantes keratsu, la planète n’abrite qu’une population relativement réduite, et impose toujours de terribles conditions de vie pour les organiques. Les ambitieux projets lancés au 21ème siècle n’aboutirent jamais faute de moyens économiques, mais également de par le manque de volonté des Dragons, qui négligèrent toujours ce monde.

Mars est toujours une terre d’aventure, où les vestiges de stations anciennes permettent à des colonies non-déclarées de s’implanter sans que quiconque n’en prenne conscience. Bien que les ressources vitales soient particulièrement mal distribuées, les dépôts et colonies oubliées fournissent d’incroyables infrastructures à un sous-monde comptant parmi les plus actifs du Bloc rouge.

La Junte martienne regroupe le noyau dur des Généraux refusant la paix proposée par l’OPMS, elle contrôle dix-huit des vingt-trois stations principales à la surface, ainsi qu’un archipel d’habitats orbitaux. Ayant su porter la guerre loin de son territoire, la Junte martienne conserve les plus impressionnantes ressources militaires du système et se tourne déjà avec convoitise vers les stations autonomes de la ceinture principale. Cependant, avec ses alliés historiques sur le déclin, le gouvernement autoritaire de Mars hésite à ouvrir les hostilités aussi près de la frontière avec le Bloc bleu, et beaucoup des industriels établis sur la planète se montrent frileux à engager leurs actifs dans de nouveaux conflits. Par ailleurs, la situation politique au sein même de l’organigramme de la Junte martienne est rendue complexe depuis le schisme entre les Généraux, contrôlant les ressources planétaires, et les Amiraux, qui conservent pas moins de trois flottes complètes, ainsi que plusieurs chantiers spatiaux en orbite. Tous s’avèrent prêts à de nouvelles conquêtes intra-solaires, mais c’est bien le partage des nouveaux territoires qui semble poser problème.

Fuck Yeah Space Ship : Photo

Mars n’a guère été affectée par les agissements humains. De grands chantiers avortés ont bien été entrepris un peu partout, des tentatives pour générer une magnétosphère se sont vite arrêtées, et les grands champs d’algues sont depuis longtemps retournés à la poussière. Le développement de la nanotechnologie a permis d’offrir un certain confort à tous, sous de grands dômes qui sont donc toujours la norme. Les organiques se sont bien adaptés au tiers de gravité terrienne, et la résistance d’un martien aux doses massives de radiations a sensiblement augmentée en deux siècles. Ce sont en fait les IA qui ont su le mieux profiter d’un environnement riche en minerais, et où l’influence organique reste somme toute minime. Une IA planétaire nommée Vesta fait partie du conseil de la Junte et représente l’ensemble des synthétiques déclarés, elle a en charge les infrastructures de toutes les stations militaires et assure aussi bien la production d’énergie que la gestion de la démographie organique, véritable problème au sein du territoire. Quelques milliers de synthétiques se placent directement sous son autorité, et sont détachés auprès des Généraux et des Oyabun des keratsu martiennes. Un tiers de la défense planétaire est totalement automatisée est placée sous son contrôle direct. Il se dit que plusieurs Généraux souhaiteraient reprendre l’ascendant sur Vesta, désignant une IA moins puissante et bien plus docile, mais l’entité a également un grand contrôle sur la virtuasphère rouge, principale infrastructure virtuelle sur Mars, à laquelle sont reliés tous les organiques. En jouant sur les mécontentements face aux décisions des Généraux, Vesta s’assure un moyen de pression efficace et peu coûteux pour les synthétiques.

Mars colony by Adam Bujorian

Qui dit sous-monde dit présence nanobio conséquente, et Mars est de fait le seul monde du Bloc rouge où cette population est comptabilisée. Bien entendu, le chiffre officiel des nanobios déclarés au sein de la Junte est ridiculement faible, ne dépassant pas les quinze milliers, et les observateurs attentifs avancent de cinq à six fois ce chiffre. Bien que la plus grande discrétion soit de mise lorsqu’il s’agit d’étudier le sous-monde martien, il est possible de discerner pas moins de six clans nb, se partageant les importants marchés des armes, de la nanotechnologie, de la prostitution, du renseignement, des loisirs virtuels et de l’énergie. Les relations de ces clans avec les keratsu martiennes sont complexes et anciennes, les uns cherchant régulièrement à phagocyter les autres.

La myriade de projets de grande ampleur avortés à la surface de la planète entraîne l’émergence de familles de pillards maraudant à bord de rover bénéficiant de technologie furtive digne de celle disponible au sein du Bloc bleu. Là encore, les nanobios s’illustrent en formant de véritables clans indépendants, en marge des provinces de la Junte, et se proposant de guider celles et ceux en quête de projets militaires secrets. Toute cette activité se concentre autour de la région de Noctis labyrinthus, où stations camouflées et hangars invisibles pullulent.

La Junte, malgré la situation économique dégradée, conserve une capacité industrielle pouvant désormais rivaliser avec celle de Terra-Luna, et les Généraux sont enfin parvenus à faire taire leurs principaux mouvements d’opposition, reléguant ces derniers à des provinces mineures, en périphérie des grandes stations sous dôme.

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Bien qu’elle soit historiquement considérée comme la capitale de la Junte, Olympus station ne possède en réalité aucune prépondérance sur les autres communautés géantes de Mars. Cœur du projet d’ascenseur orbital Athéna, la station regroupe pas moins de quatre-vingt trois dômes en nanomat arachnéens, alimentés par douze centrales à fusion auto-régénérantes. Les massives infrastructures d’Athéna, abandonnées peu après le début de la seconde Opposition, se dressent au centre d’Olympus qui domine les contreforts du volcan géant comme la vie de tous les citoyens de la Junte. Son spatioport, anormalement de faible capacité, est sous le contrôle de Vesta, il permet aux voyageurs de transiter vers les nombreux grands domaines des puissants, disséminés sur les versants d’Olympus mons, jusque dans les plaines alentours.

La station possède une importante garnison de marines, les Drachenfressern du 78ème régiment de marche, depuis peu cantonnés loin de leur terrain habituel d’intervention, les astéroïdes de la Ceinture principale, et bien des troubles sous les dômes récréatifs proviennent de ces soldats inactifs. La sécurité d’Olympus station est cependant considérée comme l’une des plus efficaces – certains diront plutôt plus expéditive – de Mars, avec l’un des officiers comptant parmi les plus radicaux de la Junte. Le Général Gunther Haggenstarr règne d’une main de fer sur la plus grande communauté martienne en termes de population, mais également en ce qui concerne la production de technologies avancées. Ce dernier aspect reste cependant hors de son contrôle total, car pas moins de sept keratsu rouges se partagent de très actifs départements R&D. Le Général étant d’un tempérament plutôt ombrageux, nul ne conteste directement ses ordres, et sa force de sécurité comptant un millier d’anciens soldats suffit à faire ployer les plus récalcitrants. Cela étant, la fin de la troisième Opposition semble avoir provoqué de grands troubles chez le Général, et certaines IA estiment que des accès de démence ne tarderont pas à le rendre inapte à son commandement. Leader du mouvement scharlachrot Bewegung (SB), prônant un retour rapide à une situation de guerre totale afin de booster l’économie martienne, Haggenstarr s’avère être un redoutable adversaire dont certaines colères sont de simples manipulations pouvant duper les moins prudents ennemis lui cherchant querelle. Paranoïaque et belliqueux, il incarne la vision largement répandue du tyran martien et reste l’un des principaux détracteurs de l’OPMS.

 Loin des troubles politiques d’Olympus se trouve la seconde plus grande communauté de la Junte martienne, Syrtis station, qui abrite le plus grand spatioport militaire mais également un centre de recherche avancée sur les énergies nouvelles. Situé au creux d’une dépression dans Syrtis major planum, la station compte une quarantaine de dômes anciens, renforcés spécifiquement contre les fréquentes tempêtes balayant la région. Le Général Dietrich Felessen y partage le pouvoir avec une dizaine de keratsu martiennes, essentiellement contrôlées par des membres de sa famille, ou par d’autres officiers de la Junte, toutes spécialisées dans le Ntech. La moitié des habitants de Syrtis station sont des employés des keratsu, ce qui confère aux dômes de vie un certain standing pouvant faire oublier l’existence d’un régime totalitaire. Les keratsu martiennes exercent cependant un contrôle simplement plus discret, mais tout autant répressif que celui du Général avec qui elles collaborent étroitement.

Le spatioport abrite essentiellement une trentaine de gros porteurs souvent cloués au sol et se contentant d’assurer des transferts de marchandises sur des orbites basses. L’animosité grandissante entre Généraux et Amiraux faisant que ces derniers ont un contrôle chaque jour plus important des orbites martiennes limite fortement l’utilité d’une force spatiale sous l’autorité des premiers. Felessen exige malgré tout un entretien minutieux de sa flotte et continue à commander de petites unités atmosphériques, s’assurant ainsi une réponse efficace en cas de débarquement de marines sous l’autorité des Amiraux.

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Phobos

Pilonné par des frappes de missiles durant toute la première Opposition, le satellite de Mars menaça de se briser en débris mais tint bon. Sa structure a cependant été renforcée maintes fois depuis cette époque. Abritant plusieurs stations en ruines, Phobos est depuis peu passé sous la coupe de la keratsu Iswari-Lebner-Voight qui a installé une prison supermax pour tous les opposants au régime de la Junte martienne. Il n’aura fallu qu’une poignée de jours pour déborder sa capacité de cent-dix-huit mille places et encore moins pour assigner cette main d’œuvre corvéable à merci au retraitement des déchets radioactifs envoyés depuis Mars.

Les conditions de vie sur Phobos sont réputées terribles, la prison d’Arès3 est plus généralement surnommé l’Enfer rouge, et nul ne s’en échappe. Les kobun de la keratsu en charge des lieux forment une meute de prédateurs se partageant les innombrables quartiers de la vaste structure enterrée, où ils font régner leurs propres lois. L’IA Sereta monitore l’ensemble des infrastructures et assiste les opérateurs humains dans leurs tourments quotidiens des prisonniers.

Arès3 dispose de tous les aménagements d’une station martienne de surface, avec des quartiers réservés au personnel de la keratsu, ainsi qu’un petit spatioport abritant une flotte de drones patrouillant les abords du satellite. La direction d’Iswari-Lebner-Voight étant loyale aux Généraux, cette présence au cœur même du territoire des Amiraux rend nerveux ces derniers. Plus encore lorsque les cadres de la keratsu annoncent l’ouverture d’un nouveau chantier spatial où seront assemblés des chargeurs de moyen tonnage, capables de rétablir les voies commerciales entre Mars et Terra-Luna.

I love how beautiful, yet deeply lonely, this illustration feels.

Deimos

Grandes productrices d’énergie, les petites stations de Deimos forment un important centre industriel, aussi bien pour les Amiraux que pour leurs adversaires à la surface de Mars. Bien que l’autorité de la Junte s’impose par la violence excessive des services de sécurité, les communautés d’ouvriers et de techniciens se sont depuis longtemps organisés en réseaux d’entraide, et si les activités syndicales sont ici qualifiées de terrorisme, des groupes de pression parviennent à préserver les droits minimum des travailleurs de Deimos. Bien entendu, les répressions sont fréquentes et sanglantes, mais la toute relative indépendance des stations Ntech attire depuis longtemps les représentants de mouvements clandestins, qui profitent d’abris et, plus rarement, du soutien des locaux.

La principale station se nomme Kitooma city, regroupant l’unique spatioport de Deimos mais également les seuls dômes récréatifs du satellite. Jusqu’à il y a peu sous l’autorité du Général Spengler Herkwitz, des troubles ont fait basculer la station sous l’influence des Amiraux, avec même une ouverture d’action pour l’OPMS qui dispose ici d’un bureau particulièrement actif. La capacité portuaire de Kitooma city est suffisamment importante pour accueillir régulièrement la seconde flotte rouge et si la station de dix-huit dômes compte la plus grande concentration de maisons de passes de cette région de Sol, un certain équilibre a été trouvé entre travailleurs du sexe, trafiquants en tous genres du sous-monde et les autorités locales. Bien qu’elle jouisse d’une réputation sulfureuse, Kitooma city reste prospère et offre un havre aux opposants du régime martien. Il faut toutefois noter que la station ne possède aucune défense, ses infrastructures militaires ayant été fortement négligées par le précédent gouverneur, et que des représailles ne rencontreraient aucune résistance.

Mikaïl orbital

Flambant neuf et nanoforgé par la collaboration des plus puissantes IA stratégiques au service de la Junte, la station spatiale est tout simplement le plus grand chantier spatial martien jamais élaboré. Cœur du pouvoir des Amiraux, le chantier est leur quartier général ainsi que le casernement permanent de cinq milliers de personnels. Mikaïl orbital dispose de tout le confort d’une station prospère, avec une armée d’IA monitorant des centaines de robots. Cinq nanoforges alimentées par le plus gros réacteur à fusion jamais conçu, Héphaistos, œuvrent sans relâche pour assembler les croiseurs de nouvelle génération, qui ouvriront la voie vers les mondes du Bloc bleu.

Les Amiraux mobilisent en permanence l’une de leurs trois flottes encore opérationnelles, remplaçant ainsi leurs plus vieux vaisseaux par de nouveaux sortant du chantier spatial. Ils entretiennent également un système de défense à long rayon d’action, à base de drones, de petits patrouilleurs et de satellites armés. Particulièrement paranoïaques quant à la sécurité de Mikaïl orbital, les officiers font de l’approche de la station un véritable cauchemar.

space station

Nemesis 247

Principal moyen de pression des Amiraux sur les Généraux, le satellite Nemesis 247 est le dernier des canons orbitaux encore en activité après la fin de la troisième Opposition. Monstrueux massdriver ceinturé de rampes électromagnétiques et de canons LRA, la station dispose également d’une petite flotte de patrouilleurs assurant sa défense.

Autrefois tourné vers Jupiter, Nemesis 247 pointe désormais Olympus station et pourrait sérieusement entamer la croûte planétaire en faisant feu depuis son orbite. Les Amiraux s’assurent ainsi leur liberté d’action ainsi que l’hégémonie sur l’espace martien. Leurs relations publiques ont également fait entendre que le massdriver pouvait très bien changer son positionnement et pointer sur quiconque contestant l’autorité de la Junte.

6 commentaires sur “Mars [S.I.A.R]

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  1. Un superbe univers de jeu, à la fois épique et glaçant. Franchement ça donne envie. D’y jouer, hein, pas d’y vivre. Une IA peut elle être perverse, comme celle de Forteresse ? Je pense à celle de la lune prison.

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