Midnight, pas de hobbit pour faire le job!

50

Coucou mes p’tites patates izradoriennes! Eh oui, après quelques mots sur Dawnforge ce mardi, un monde Donjon et Dragon dans lequel les civilisations classiques des elfes, nains et tieffelins étaient à leur apogée, c’est l’autre côté du prisme des « uchronies » médiéval-fantastiques que je vais aborder ici, avec le gagnant du même concours d’univers, qui mobilisa tout de même 10 000 propositions, j’ai nommé, Midnight!

PhotoDans cet univers, le Mal a remporté une bataille décisive et s’impose sur tous les royaumes d’Eredane. Les divinités ne répondent plus aux prières et des armées d’orques et de gobelins détruisent tout sur leur passage. Bien entendu, le seigneur du mal local, connu sous le nom d’Izrador, n’a pas surgi du jour au lendemain, et le livre de base nous laisse découvrir une Histoire émaillée de grandes et glorieuses guerres contre lui, mais également ses manigances auprès de vainqueurs un peu moins incorruptibles avec les âges s’écoulant. Le Mal veut régner sur le monde d’Aryth, comme toujours, mais ici on découvre ses patientes machinations s’étalant sur des siècles.

PhotoEt finalement donc, le Mal règne sur le monde. Une Reine des elfes oppose bien un front en incarnant les forces de la lumière, mais elle se trouve isolée au milieu de royaumes humains amoindris, corrompus, et où un clergé d’Izrador impose des lois cruelles. Malgré tout, héros et héroïnes se dressent encore. Isolés et bien seuls, ils et elles n’en restent pas moins des braises pouvant rallumer la flamme de la résistance. Comme dans l’univers de Dawnforge et ses voies légendaires, l’univers un peu plus dark de Midnight propose d’incarner des personnages très puissants, disposant de capacités supérieures à celles de leurs contreparties des autres mondes D&D, avec cependant quelques contraintes liées au monde lui-même; Eh oui, les dieux et déesses n’étant plus là, la magie s’avère particulièrement difficile à maîtriser, et bye bye les sorts de soins! Idem pour les combattants, qui ne peuvent simplement pas arborer leurs trois haches d’arme et cinq épées longues, mi-longues et courtes, le port d’armes étant strictement surveillé par le clergé ennemi et les nombreux délateurs cherchant à améliorer leur quotidien. Aider des villageois ne vaudra pas de louanges mais des mines embarrassées et une patrouille d’orques venant chercher les fauteurs de troubles. Ouaip, le monde de Midnight implique bien quelques petits challenge, mais à l’identique de Dawnforge, incite aux grandes quêtes épiques!

PhotoC’est un univers très sombre, les MD devront toujours veiller à bien doser le désespoir ambiant, ainsi que la puissance de leurs adversaires, car les pjs n’auront ici que très peu d’occasions de reprendre des forces, ou bénéficier d’alliés de confiance. Midnight a bénéficié d’un très beau suivi de gamme, même d’une traduction en français, et une énorme campagne pour conclure un peu le tout. Vous retrouverez à chaque page des références au Seigneur des anneaux, mais plutôt qu’une bête copie donjonnesque, il s’agit ici d’une adaptation bien fichue et empreinte d’une atmosphère bien particulière. Les grosbills risquent de vraiment s’ennuyer sur Midnight, plutôt réservé à des groupes cherchant une saveur tolkienisante.

5 commentaires sur “Midnight, pas de hobbit pour faire le job!

Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :