J’aime mes rôlistes!

8gudskp

Coucou mes p’tites patates râlistes! Avec le plus grand des plaisirs – excepté celui d’être devant un plateau de fromages – je lis un peu partout des articles avançant de sages conseils à toute cette nouvelle vague de rôlistes découvrant le meilleur loisir de ce côté de la galaxie. Des meneurs et meneuses professionnel.le.s proposent podcast et vidéos afin que celles et ceux souhaitant passer du bon côté du paravent de jeu puissent exercer ce qui est clairement un art, celui du conte.

Pour ma part, même après plus de trente ans de jeu de rôles, je ne me sens pas de dispenser de sages conseils, considérant que chacun et chacune accumule des expériences différentes afin de parfaire sa maîtrise de la narration. Néanmoins, j’ai bien envie de partager avec vous mon approche personnelle face à ce loisir ne cessant d’évoluer.

Depuis de nombreuses années, je me concentre sur la narration plutôt que sur des mécaniques. Je me consacre presque exclusivement aux sessions-découvertes en direction des novices, toujours plus nombreux et nombreuses. Outre les systèmes comme FATE (un petit article par ICI), Sword without master ou encore FU (c’est par ICI), mes propres expériences m’incitent à réduire au maximum l’aspect mécanique pour encourager la narration. Alors oui, les simulationnistes vont s’étrangler en arguant du fait qu’il faut un cadre de règles pour faire du vrai jeu de rôles, mais en fait non, pas du tout. Mon challenge favoris dans le loisir est de proposer des improvisations totales, on se réunit, on discute de ce que chacun et chacune veut, et on se lance. En réalité, j’aime me considérer comme étant au service du groupe, et je préfère largement lorsque mes rôlistes prennent possession de leurs personnages et décident par eux-mêmes de la direction qu’ils et elles veulent prendre pour la session. C’est malheureusement assez rare, même si quelques novices prennent ce genre d’initiative, mais les vieux et vieilles briscard.e.s semblent plus généralement captifs des vieilles traditions rôlistiques – heureusement qu’aucun ne réclame de donjon!

Enfin voilà, pour ma part donc, l’expérience permet de disposer d’un large panel de lieux, de personnages et situations, offrant une grande, si ce n’est totale, liberté d’improvisation. Cela sans ralentissement ni matériel. On notera que les rôlistes se brident déjà eux-mêmes dans leur imaginaire, se conformant consciemment ou non à des cadres pré-établis, et qu’ils et elles se montrent frileux dans la simulation du spectre émotionnel. Je garde espoir, et entre temps, savoure ces nombreuses sessions pleines de novices, qui redécouvrent l’art de la narration, cette fois-ci collective, et ne reçoivent pas comme réponse le glaçant « non, tu ne peux pas faire ça« .

J’avais envie d’écrire cet article car je réponds encore bien trop fréquemment à des interrogations indiquant une opposition entre meneur/ meneuse et participant.e.s. Ce n’est plus ma façon de faire depuis une bonne vingtaine d’années, et l’envie de se mettre pleinement au service de l’histoire me semble bien plus gratifiant, à titre personnel, mais pour susciter de plus fortes envies de se réunir de nouveau autour d’histoires partagées, auxquelles chacun et chacune contribue pleinement.

4 commentaires sur “J’aime mes rôlistes!

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