Classwar, des gens en spandex

Coucou mes p’tites patates bodybuildées! L’écriture un peu cynique de Alan Moore et consorts concernant notre fichu monde moderne et la place du sur-être fait toujours couler de l’encre, et c’est tant mieux. Comme pour le genre de la science-fiction, tout cela nous mènera peut-être à des pistes de réflexion sur l’avenir, en particulier lorsque l’on voit fleurir de temps à autre les interrogations de nos puissants concernant eugénisme et expérimentation génétique sur le génome humain. Bef! Voici donc un titre indépendant, publié par Com.X, et diffusé en France par Delcourt. C’est Rob Williams qui scénarise, pour ma part je le connaissais que sur son travail autour de Wolverine (what if, Daken, etc…), à l’époque où je n’étais pas lassé par le griffu. C’est également lui qui a écrit la série Nomad, pour Star wars, pas trop mal donc!

Bon alors Classwar, c’est un comic book qui se veut dans l’air du temps, avec une vision désabusée du super-bonhomme. Ceux qui lisent Rising star ou Authority seront en terrain connu, quoique Classwar reste bien plus proche de nous que les deux titres précédemment cités, en ce sens que là, pas d’aliens, pas de méta-humains sur tout le globe, juste G W Bush ayant commandé à un savant un peu fou-fou une équipe de surhommes, et de sur-femmes également! Le premier, le plus beau, le plus fort, c’est l’Américain… Ben oui, comme le sandwich. Cet Américain, c’est le superman du coin, mais il est intéressant de noter que son action, au service des États-Unis des states, finalement ne change rien à la situation géopolitique mondiale, sa puissance au service d’un gouvernement « normal », c’est à dire sans aucune vision à long terme, humaniste ou même complotiste, ne change absolument rien à la donne. Au lieu d’avoir des bataillons de chars et des drones, Georges Bush à l’Américain.

https://i0.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/en/3/39/Classwar_hc_300.jpgL’histoire est assez classique pour nous, lecteurs post-Alan Moore, l’Américain est contacté par un ex-CIA, qui lui révèle que ce qu’il fait au service du gouvernement est sale, pas beau, et qu’en plus, pire que tout, c’est anti-américain. Ni une, ni deux, l’Américain se rebiffe… Et va graver le mot menteur sur le front du Président, avec sa vision thermique. Bien évidemment, le reste de l’équipe est mobilisé pour stopper l’Américain, qui tente de détruire le système, mais l’on comprend qu’un homme seul, dans ce monde cynique, ne peut rien changer.

A l’origine, Classwar devait être un titre en douze parties, six sont sortis, puis plus rien. Ils sont regroupés en un volume et se suffisent à eux-mêmes. Les dessins sont de Hairsine et Foreman, le style nerveux donne un bon rythme. La maison de production qui a réalisé l’adaptation de The Surrogates a racheté les droits pour en faire un film, qui est à ce jour dans les cartons. En même temps, je ne suis pas trop trop sûrs de l’angle d’approche commercialement le plus judicieux; Après Watchmen, c’est assez difficile de faire aussi bien. Mais Classwar a du potentiel, son histoire bien ancrée dans notre monde et son pessimisme sur la nature humaine en font un comic book de qualité, à découvrir si ce n’est déjà fait!

4 commentaires sur “Classwar, des gens en spandex

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