Homo ludens, de Johan Huizinga

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Coucou mes p’tites patates ludo-sapiennes! Eh oui, depuis quelques temps je partage avec vous le contenu de ma bibliothèque en ce qui concerne le plaisir ludique. Celui-ci, Homo ludens de Johan Huizinga, est plutôt un traité d’anthropologie et n’apprendra rien sur comment imbriquer deux mécaniques afin de créer le prochain chef-d’œuvre ludique. Par contre, il va nous emmener aux origines de l’Humanité, et même au-delà, autour de la notion d’homo ludens, succédant à l’homo sapiens, puis à l’homo faber – l’Homme qui fabrique – car oui, si nous nous vantons régulièrement d’être prodigieusement intelligents, il est vrai que nos quotidiens ne s’avèrent guère brillants côté création.

Le terme homo ludens nous identifie comme des créatures joueuses, cela depuis la nuit des temps, et dont les évolutions sociétales n’auront finalement été que de simples variations de jeux fondamentaux. Johan Huizinga donne force détails pour appuyer son argumentaire, abordant la guerre, la philosophie, l’art, la Loi, tout cela par le biais d’exemples historiques et civilisationnels. Le livre n’est pas épais, il développe des notions pointues qu’il faudra aller par la suite rechercher ailleurs, il se lit finalement facilement, m’ayant donné l’impression d’une porte ouverte sur un grand nombre de champs scientifiques, ce que j’adore. Nous voyageons avec l’auteur à travers les civilisations, leurs grandes inventions, qui peuvent ainsi se décomposer en structures et intentions ludiques. Nous découvrons également ce qui n’est pas considéré comme partie intégrante du jeu – toujours selon l’auteur – et tout cela amène bien entendu des réflexions, aussi générales que plus proches de nous.

Considéré comme un incontournable pour qui souhaite en savoir plus sur la place du jeu dans nos sociétés modernes, son évolution au fil des âges, nos comportements qui en découlent, Homo ludens est vraiment un très bon bouquin à découvrir.

5 commentaires sur “Homo ludens, de Johan Huizinga

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  1. Homo faber : l’humain qui fabrique. Car si c’était l’homme, ça serait « vir ». Et ce ne serait pas sympa, vu que ça excluerait la moitié de l’humanité 😉
    J’ai lu ce livre il y a longtemps, j’en garde un bon souvenir, et les parallèles faits avec les lois, le système judiciaire, m’ont bien marquée 🙂

    J'aime

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