{Rétro2000} : Yspahan, les dés, c’est le souk!

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Coucou mes p’tites patates persanes! Allez, pour les ludovores à la barbe blanchie par le temps, de bons souvenirs avec un jeu de chez Ystari, éditeur ayant eu une très belle gamme ludique, et dont la nouvelle édition, différemment thématisée par Days of wonder, et carrément devenu un roll&write! Je vous touche deux ou trois mots concernant Yspahan!

Inspiré de l’ancienne capitale perse Ispahan, le jeu de Sébastien Pauchon et Arnaud Demaegd sort en 2006 et propose un plateau assez surprenant, coloré à l’allemande – oui oui, des couleurs plutôt… extravagantes – avec des mécaniques depuis lors récupérées un nombre incalculable de fois. Bon alors oui clairement, Yspahan est un petit jeu d’opportunités, de blocage et peut même amener à de la réflexion tactique. Au cœur du truc, un tirage de dés offrant des actions de pose et de déplacement, c’est modulable par le biais d’une ressource à dépenser, ici de l’or, et les effets néfastes du déplacement de l’intendant, pouvant nous faire perdre des suprématies sur des quartiers, sont contrés par la dépense de chameaux.

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Une mécanique simple, facile à saisir même par des novices, et d’ailleurs le jeu s’avère être une parfaite passerelle entre le familial et l’intermédiaire. L’on effectue quelques choix quand à la pose de marchandises dans les quartiers du plateau, il est possible de se concentrer sur l’obtention de cartes, donnant des ressources, ou encore la construction de bâtiments. L’idéal étant de ne se laisser dépasser nulle part, sous peine de ne plus pouvoir lutter face à des adversaires ayant de trop gros avantages.

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A première vue, Yspahan semble être un poil trop léger et aléatoire pour contenter le public de 2020 – en même temps, les gens jouent à miniville – il s’avère en fait que, comme dans tous les bons jeux, cette part de hasard associée aux dés se compense en grande partie par les possibilités d’actions. A mon goût, cartes et bâtiments rendent la partie un peu trop facile à mener, ce qui se révèle d’un autre côté plaisant, le jeu pouvant se boucler en une petite soixantaine de minutes.

Il y a cette notion de tension durant les tours, que j’apprécie tout particulièrement. 21 tours de jeux, trois comptages de points, cela va vite et reste la norme dans les jeux à l’allemande. C’est un bon ratio afin de développer de petites tactiques, tout en laissant l’opportunité aux novices de s’amuser à scorer par-ci par-là. Yspahan réussit donc parfaitement, à mon goût, à proposer une expérience pouvant être légère, mais également calculatoire.

A noter qu’en son temps, l’éditeur produisit une Ystari box, contenant des extensions pour ses jeux, dont une pour Yspahan, le Souk, consistant en 18 cartes de remplacement, avec de nouveaux pouvoirs.

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Récemment, Sébastien Pauchon à donc re-thématisé Yspahan pour nous proposer Corinth, avec les mêmes mécaniques, mais sous forme de roll&write. Le jeu à d’ailleurs été généreusement proposé par Asmodée dans son pack de confinement, sous forme de print&play – le lien vers le jeu, ICI – les illustrations sont de Julio Cesar et Cyrille Daujean, c’est toujours aussi coloré, mais de manière moins excentrique que jadis, tout de même. Le jeu s’avère bien adapté à ce nouveau format, et connaît ainsi une seconde vie amplement mérité.

Screenshot_2020-04-03 Corinth Image BoardGameGeek

Sans être non plus à mes yeux une pépite ludique, Yspahan contient une certaine richesse, et ses parties, de plus en plus rapides, permettent en outre d’opposer différentes tactiques en fonction des tirages de dés. Un jeu-passerelle que vous pouvez trouver sur Okkazeo pour 10 euros (ICI), ce qui reste un excellent rapport qualité/prix pour un classique comme lui.

Re-coucou mes p’tites patates ! Juste pour vous dire que le site Patate des ténèbres adhère au programme d’affiliation de la boutique Philibert. Libre à vous de cliquer sur le petit panier ci-dessous, qui vous mènera directement sur ce jeu. C’est rapide et surtout, cela permettra à une petite patate ténébreuse d’obtenir une commission sur cet achat – de quoi lui payer un yacht – ce sera donc pratique pour vous, et bien urbain pour elle.

Corinth – prix constaté : 17.90 euros

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