Donjon et Dragon… La souffrance!

Screenshot_2020-04-20 Ecosia – Le moteur de recherche qui plante des arbres

Coucou mes p’tites patates en slip fourré! Allez, aujourd’hui, mon ressenti sur D&D, vénérable ancêtre du jeu de rôle, que je pratique maintenant depuis… Pfiou… 33 ans. Un tiers de siècle, c’est dingue tout de même, et ce n’est même pas le premier jdr avec lequel j’ai démarré. C’est en tout cas celui avec lequel je me sens le mieux, peu importe l’édition. Tout du moins, je m’accommodais fort bien des lourdeurs inhérentes au système, jusqu’à il y a peu.

Ce qui me plaît avec D&D? Ce sont les univers développés à la glorieuse époque de Advanced Dungeon and Dragon. Si vous l’ignoriez, j’ai un site dédié aux settings de Spelljammer et Planescape, sur lequel je propose mes créations et ma vision personnelle, en accord avec quelques camarades partageant les mêmes goûts, cela se nomme Les voyages de Deryn Naythas. Deryn Naythas ayant été mon premier personnage, elfe gris dans la Sphère du Faucon, où se trouve le setting de Greyhawk. Donc oui, les univers AD&D sont riches, complexes, et j’aime tout autant le grand foutoir que sont les Royaumes oubliés, la brume bien fourbe de Ravenloft que les intrigues à la Game of thrones de Birthrightpour lequel j’ai écris un article, ICI – ou encore l’étrangeté un peu violente de Dark sun. Tout cela me passionne autant, et l’envie de jouer dans ces décors fantastiques est toujours bien présente.

Mais voilà, le système de D&D, que je tord en tous sens afin de l’alléger au maximum, ce système ne me plaît plus. Il me gêne dans ma narration, et le foisonnement des créations plus légères, narrativistes et ludiques, n’aide vraiment pas à entraîner les camarades en immersion. Celles et ceux avec qui j’en discute, ou jouant avec moi, savent que je mène en improvisation, c’est à dire que j’ai une trame en tête, mais que je laisse vivre leur vie à mes antagonistes, afin que les joueurs et joueuses puissent injecter leurs propres idées, leurs propres envies, dans le récit que nous créons. Et donc, depuis quelques années, je délaisse la lourdeur des systèmes classiques, ne gardant pour D&D qu’une version light des fondamentaux. Même cela me dérange aujourd’hui.

Ce que j’aime en réalité, dans la pratique de mon jeu de rôle, c’est l’improvisation totale, sans autres règles que celles de la cohérence de l’univers que nous créons ensemble sur le moment. Les râlistes sont déjà en train de préparer le goudron et les plumes, s’égosillant pour faire entendre que ce n’est pas du jeu de rôle, et je l’entend bien. J’ai un attachement sentimental aux univers de donjon et dragon, leurs auteurs et autrices ont su poser des bases stimulantes pour nos imaginaires, partir dans des délires totalement fous, que je ne retrouvais plus depuis longtemps, jusqu’à ce que je découvre Itch.io et sa communauté de créateurs et créatrices dément.e.s (pas dans le sens cthulhien). En tant que vieux rôliste, lire les règles des nouveaux jeux me titille, bien entendu, mais il s’agit-là d’une simple curiosité, car cela ne m’intéresse plus du tout d’appliquer ces mécaniques, aussi légères et bien ficelées soient-elles. J’ai envie de mener en pure narration, libérer les imaginations de mes camarades, que je vois trop souvent se réfugier derrière leurs dés, derrière des règles qu’ils et elles pensent pouvoir employer comme palliatif à de bons mots. Et ce n’est pas moi qui vais leur jeter la pierre – où plutôt un seau de dés, je préfère – l’expérience me montre bien que nous avons besoin de règles, pour nous cadrer, et lorsqu’elles participent à renforcer l’immersion dans un univers étrange, il est évident que les participant.e.s auront besoin de ce soutien pour avancer dans le récit.

Mais je sais, pour la pratiquer depuis quelques temps, que l’improvisation totale, la construction partagée de la création d’univers, cela fonctionne, et laisse d’aussi bons souvenirs à celles et ceux osant l’aventure. Je continue à créer en me conformant aux règles de D&D 3.5, adaptées à plus de narration, et surtout aux besoins liés à Spelljammer et Planescape, je pense que je continuerai longtemps, car malgré tout, je l’aime bien ce système! Mais il est clair que ma manière de mener s’oriente depuis un moment vers la narration totale.

6 commentaires sur “Donjon et Dragon… La souffrance!

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