Dispatches From Elsewhere

Coucou mes p’tites patates solitaires! Aujourd’hui, ce sera de la série surprenante avec Dispatches from Elsewhere, de l’acteur et réalisateur Jason Segel, diffusée sur AMC. Rien que dans cette courte phrase d’introduction, il y a du concentré de plaisir!

Déjà, ma p’tite patate, si tu n’aimes pas les expériences télévisuelles à base d’absurde, de loufoque ou d’étrange, un peu dans le genre Dirk Gently’s Holistic Detective Agency, ou encore le cinéma de Michel Gondry, eh bien passe ton chemin. Cette série ne te parlera pas, c’est dommage, mais le genre s’avérant très particulier, mieux vaut le savoir en avance.

Dispatches from Elsewhere nous présente des portraits d’individus sans aucun lien, vivant des existences ordinaires, mornes et planifiées d’un jour sur l’autre. Un évènement extraordinaire va les pousser, un peu violemment, les uns vers les autres, avec des assignations de tâches incongrues, mais amenant des émotions puissantes dans leurs vies. Des rencontres exotiques les pousseront dans des conflits intérieurs légitimes, du genre « suis-je fou? » ou « est-ce que la normalité ne me manque pas? », mais au final, outre un complot et un conflit bien bizarre entre factions secrètes, toutes et tous vont créer des liens véritables avec d’autres individus.

Dispatches from Elsewhere donc. Déjà, 10 épisodes de 42 minutes sur ce thème, c’est un peu trop. Difficile de tenir dans l’incongru dissimulé derrière le morne quotidien sur une telle durée. Les personnages, incarnés par un casting impeccable, se caractérisent de manière un peu trop marquée, mais leur interprétation toute en failles et en fêlures rattrapent leur découverte un peu convenue. C’est de la jolie histoire, empreinte d’étrange et d’émerveillement, ce qui me plaît beaucoup dans le cinéma de Gondry, ici j’avoue m’être un poil ennuyé. Cela étant, plus qu’un propos sur nos solitudes dans cette société, c’est une série sur l’engourdissement sensoriel que nous subissons dans notre société globalisé et capitaliste. Relations aseptisées, choix immense mais uniforme, disparition du sens profond des émotions et des mots que nous plaquons sur elles. Tout ceci est abordé, avec des personnages poussés dans leurs retranchements, contraint de savourer des expériences nouvelles, violentes, cathartiques.

Je l’avoue, j’espérais trouver une série à la Sense8, je n’ai pas été déçu, loin de là, mais ce n’est pas du tout cela. On s’attache rapidement à ces paumé.e.s, que l’écriture de Jason Segel rapproche de beaucoup de situations du quotidien que nous visons toutes et tous. Le propos est juste un peu trop étiré pour être parfait, mais Dispatches from Elsewhere est une très bonne série, ciselée pour celles et ceux aimant rêvasser et cherchant les émotions sincères, dans un monde froid et déshumanisé.

4 commentaires sur “Dispatches From Elsewhere

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