Stargirl, ok c’est pas top, mais…

Coucou mes p’tites patates étoilées! Alors oui, bien entendu qu’il s’agit d’une énième série super-héroïque pour les teenagers, et comme d’habitude, les producteurs et productrices considèrent cette audience comme clairement composée de débiles profonds, incapables de soutenir la moindre intrigue, voir même l’absence de manichéisme. Le show est proposé sur la plateforme de DC, il est mené par Geoff Johns, un cador de cette maison d’édition, accessoirement le créateur de Courtney Whitemore, alias Stargirl, ici incarnée par Brec Bassinger.

Donc non, ce n’est pas bon du tout, d’ailleurs la série est rediffusée sur CW, un gage de mauvais goût! Malgré tout, le projet m’intéressait, car intégré au DCU en même temps que les teen titans, Doom patrol et Swamp thing, j’observais avec circonspection l’arrivée d’une équipe mythique de l’âge d’or, la Justice Society of America, composée de Starman, Hourman, l’ancien Green lantern, Doctor Mid-Nite et quelques autres. Face à eux, l’Injustice Society of America… Bien entendu. Bon, les gentils se font massacrer dans les dix premières minutes du pilote, cela permet de se faire une idée sur les effets spéciaux, plutôt moyens, le niveau de drama, pas terrible du tout, et un casting pas du tout folichon.

Saut dans le temps, présentation des caricatures de teenagers qui prendront la relève de la JSA pratiquement oubliée, découverte du plan diabolique des membres de la ISA, anonymes et trustant les postes importants dans la ville de Blue valley. Voilà, de l’archi-classique sans grand intérêt. Sauf qu’à un moment, à l’avant-dernier épisode, nous découvrons que l’horrible plan des épouvantables méchants est de prendre le contrôle de la population de plusieurs états américains, faire un lavage de cerveau collectif pour introduire des idées portées par les membres de la ISA; Utilisation d’énergies renouvelables, accès aux soins pour tous, création d’emplois… Nos jeunes gentils s’arrêtent trente secondes pour se demander ce qu’il se passe… Et malheureusement nous retombons ensuite dans le « oui, mais ils vont imposer leurs idées, les gens ne seront plus libres« , avec pour convaincre un taux d’échec de la reprogrammation de 20%, entraînant la mort de quelques centaines de milliers d’individus… Dommage, car même si la série n’était pas terrible du tout, elle se laissait regarder et quelques accroches pouvaient laisser envisager un petit mieux, en particulier sur la psychologie des méchants. Ces derniers ont en effet vaincus leurs ennemis jurés plusieurs décennies auparavant, et même si certains sont des sadiques, voir des psychopathes, la plupart cherchent simplement à vivre en protégeant leur famille. Mais finalement, comme dans toutes les séries pour ados, ces considérations sont bâclées et reléguées en arrière-plan.

L’effleurement d’un dilemme moral à la Ozymandias – une portion de l’Humanité peut-elle disparaître, si le reste voit sa survie assurée? – ne suffit pas à garantir la bonne marche du show, qui a pourtant ses petits moments de gloire. Le casting trop léger, les moyens pas assez importants, et l’absence d’enjeux réels donnent l’impression d’un gâchis annoncé. Malgré tout, le nombre réduit d’épisodes permet de suivre distraitement une histoire déjà mille fois visionnée, pas du tout désagréable.

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