Divinité toute puissante ou simple démiurge?

Coucou les sérivores! Dans Comme à la télé, le rôle du Metteur en scènes consistera le plus souvent à marcher sur un fil très fin, oscillant entre la tendance à vouloir contrôler totalement le décor, cela afin d’offrir une expérience complète aux participant.e.s, et celle menant à une très (trop?) grande liberté narrative leur étant accordée. La tentation de vouloir figer le décor peut être grande, en particulier dans un jeu comme CàlT, où certains traits d’une série doivent être maintenu afin de lui conserver sa saveur originelle. Donner une note lumineuse à l’adaptation du Maître du haut-château, de Philip K Dick, serait ainsi une erreur, le sérivers se devant d’être sombre, à travers tous ses aspects. Je pense pour ma part qu’il suffit juste d’en discuter avant la session, afin de définir les limites implicites de chacun durant le jeu. Un Metteur en scènes débutant juste aura sûrement besoin d’avoir un peu plus de contrôle sur son Décors, alors qu’avec un peu plus de pratique, les participant.e.s seront probablement bien plus libres d’amener leurs idées, leurs envies, afin de faire évoluer l’épisode selon leurs souhaits. 


Je le précise souvent, les jeux que je vous propose, comme Comme à la télé, DuDi ou ULUJ se veulent destinés aux novices, visant à les guider vers une pratique du jeu de rôle en fonction de leur disponibilité, de leurs envies du moment. Oui les râlistes, je sais que cela n’est pas bien viril, que cela ne paît pas aux vieux parmi vous – j’ai moi-même plus de trente ans de pratique du loisir – mais les univers à l’ancienne, où la pointure de chaussure est chiffrée en bonus/ malus, les intrigues à dix-huit niveaux et les sessions de huit heures, cela ne colle pas avec les principes que je souhaite avancer. Je me répète, je sais, mais CàlT est conçu pour encourager la narration partagée, pour laisser du contrôle sur l’environnement aux participant.e.s, et s’il est possible de jouer des saisons de nombreux épisodes, avec des arcs narratifs complexes, la forme idéale reste l’épisode one-shot. 

 Bref. Divinité toute puissante, c’est un terme qui pour moi n’a plus rien à faire dans ma vision du jeu de rôle, mais je comprend bien, pour distiller quotidiennement de sages conseils à des mj débutants (« oui, fais les souffrir« , « un échec critique par session« ), qu’un contrôle accru sur le Décors soit plus rassurant, tant pour le Metteur en scènes que pour les participant.e.s. Dans ce cas, aucun problème, il faut simplement un peu plus de travail en amont, comme de la préparation autour des personnages, afin de les lier, entre eux et à l’intrigue de l’épisode. Pour CàlT, il faudra également visionner quelques épisodes de la série dans laquelle vous voudrez faire jouer votre fine équipe. Vous pouvez également me demander de vous produire une synthèse concernant la série. Si j’ai un peu de temps, je le ferai avec plaisir. Pour des conseils plus génériques, mais vraiment pertinents, je vous oriente vers la chaîne Youtube de Ceizyl, une personne adorable, très expérimentée, ICI. Simple démiurge, voilà encore un terme bien ronflant, qui indique pour moi une figure plus diffuse, agissant essentiellement en réaction aux participant.e.s afin de canaliser leur créativité narrative – et accessoirement pour ne pas qu’ils et elles cassent tout – c’est sûrement le rôle le plus difficile, car il faut amener l’intrigue, faire vivre les seconds rôles, les protagonistes, tout en priorisant les envies des participant.e.s, et en régulant leurs actions un minimum. Un.e mj expérimenté.e n’aura pas (trop) de mal à jouer ainsi, mais pour les novices aux commandes, je suggère donc un plus grand contrôle sur l’épisode, puis au fil du temps, laisser un peu plus de liberté. Cette manière de jouer sera même bénéfique au sérivers, dans lequel les personnages appréhendant toujours plus les enjeux, prendront plaisir à avoir un peu plus de contrôle. 


Comme d’habitude mes sérivores, si vous avez des questionnements à ce sujet, n’hésitez pas à laisser des commentaires, j’y répondrai, probablement avant la fin de la décennie en cours! Si vous jouez déjà à Comme à la télé, je suis toujours curieux d’avoir vos retours, le jeu étant bien entendu perfectible, comme vous pouvez le découvrir avec sa version DuDi, sur Transmigration hypercosmique par exemple, ou plus récemment, avec sa version ULUJ.

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