Propulsé par l’Apocalypse… Bien?

Coucou mes p’tites patates polyhédriques! Cela faisait un moment que je voulais écrire mon ressenti sur les jeux propulsés par l’Apocalypse, abrégés en pbta. Il s’agit d’une création de  Vincent Baker pour son jeu Apocalypse world, puis devenant virale et se développant dans tous les genres et univers rôlistes. L’engouement pour cette création a été rapide, et en une décennie, la liste des créateurs et créatrices adoptant la norme pbta est devenue impressionnante, incitant à se pencher sur ce principe, pour éventuellement profiter de cette profusion créative.

Bon, mais alors cékoidonk, pbta? Ma foi, mes p’tites patates, outre un système classique à base de d6, le jeu vient s’agrémenter d’actions décrites avec des mots, utilisables durant la partie, comme « superbement musculeux et huilé » – oui, ça en jette tout de même un peu plus – et voilà, c’est ça le principe d’un jeu pbta; Evoquer de manière plus parlante les éléments du jeu. Alors bien entendu, on continue à lancer quelques dés, mais leurs effets deviennent plus subtils, toujours des échecs et réussites, mais avec une table plus étoffée. Un échec peut donc être partiel, une réussite exceptionnelle, toujours avec des termes évocateurs.

Je trouve pour ma part que pbta aide beaucoup le MC, pour maître de cérémonie – can’t touch this, toi-même tu sais – en le ou la guidant tout du long, de la création de son univers à la mise en place du décor, et surtout, tout au long de la partie. A dire vrai, c’est le principal atout des jeux propulsés par l’Apocalypse, dont la pratique à clairement contribuée à faire découvrir le loisir à toute une nouvelle frange de la population, et surtout, à garnir les rangs clairsemés des meneurs de jeux, maîtresses de donjon et autres gens timides, car se cachant toujours derrière des paravents. Le principe est qu’ils et elles disposent d’Actions (moves), indicateurs pouvant servir de descriptifs, ou de déclencheurs pour ouvrir des scènes. Cela peut demander un peu d’organisation en amont pour les agencer correctement, mais ce travail est toujours fait dans les univers spécifiques, car il est au cœur de la mécanique pbta.

On le voit, ce genre de jeu, basé sur la narration, est parfait pour découvrir le jeu de rôle, dont les vénérables ancêtres peuvent rebuter les novices, avec leurs livres épais, nombreux et très coûteux, pleins de tables avec des chiffres. Ici avec les jeux propulsés par l’Apocalypse, l’usage de mots plutôt que de valeurs chiffrées me semble faire partie d’une évolution bienvenue du loisir, l’ouvrant réellement au plus grand nombre, et cela dans un très large choix d’univers.

Alors oui, pour être honnête, pbta est clairement un effet de mode. La proposition n’est pas du tout originale, allez donc découvrir FATE, et hormis ses dés particuliers, vous retrouverez toutes les sensations de l’Apocalypse, avec autant d’univers disponibles, et une communauté très actives. Et durant cette dernière décade, les systèmes narrativo-génériques se sont multipliés, offrant à leur tour autant d’opportunités de faire découvrir le loisir au plus grand nombre. Dans ma pratique du jeu de rôle, l’Apocalypse ne m’intéresse pas car n’offrant rien de nouveau ou d’original, mais si j’écris plus haut qu’il s’agit à mes yeux d’un effet de mode, eh bien c’est l’une de celles qui ont su séduire un nombre conséquent de rôlistes et découvrant du loisir, qui plus en est en restant accessible à toutes et tous, et en apportant un vent de fraîcheur dans la communauté, avec des réflexions pertinentes sur comment bien mener, en mettant les personnages en valeur. C’est vrai que cela me fait toujours sourire de voir les adeptes de cette mode se distinguer en casant « pbta » à chaque bout de phrase, mais vraiment, je suis heureux de voir ce principe prendre un petit peu partout.

Pour en savoir plus, et je vous recommande vivement d’aller voir un peu tout ça, sur le wiki français des jeux propulsés par l’Apocalypse. Cliquez sur le logo ci-dessous!

Dernière chose concernant pbta, mes p’tites patates; Le principe vous donne toutes les billes pour créer « facilement » des univers sur-mesure, alors plutôt que d’aller directement consommer le travail des autres, essayez vous d’abord à créer, il est même possible d’entamer le processus en groupe. Vous avez aujourd’hui tous les outils en ligne, comme le wiki ci-dessus, ou les vidéos de Samuel Zitermann par exemple, comme celle-ci : Mener un #JDR propulsé par l’apocalypse afin de puiser dans votre imagination et offrir aux autres quelque chose vous ressemblant. Oui oui, il faut soutenir les auteurs et autrices, en achetant leurs créations et en s’extasiant possiblement dessus, mais ce principe narratif proposé par l’Apocalypse est surtout une belle opportunité de remplir le monde d’univers étranges, bancals, mal fichus, et qui seront autant d’occasions pour toutes et tous de s’amuser!

3 commentaires sur “Propulsé par l’Apocalypse… Bien?

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