Brancalonia, le D&D spaghetti!

Coucou mes p’tites patates transalpines! Alors même si je n’ai pas de partenariat avec Studio Agathe, ni même avec l’éditeur italien Acheron books, mon œil myope de rôliste a été attiré par ces couleurs chamarrées de Brancalonia, un jeu de spaghetti fantasy de Andrea Macchi, Max Castellani, Lorenzo Nuti and Alessandro Balluchi. Pour le moment, une édition originale italienne a été financée, ainsi qu’une en anglais, je me suis d’ailleurs basé sur le Quickstart british afin d’en savoir plus sur cet univers pour le moins flamboyant.

Nous allons donc jouer des personnages sur une botte italienne médiévale, toujours avec un air familier, mais différent en de nombreux points et sobrement baptisée le Royaume. Nous serons rattachés à une bande de personnages que l’on pourra difficilement nommer héros, car l’atmosphère dans Brancalonia est plutôt celle du western spaghetti que du seigneur des anneaux. Immédiatement, les références qui me viennent sont le roman Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski, la Compagnie noire de Glen Cook, mais aussi le Bon, la Brute et le Truand, avec un soupçon de Princesse Bride. Oui, que du bon, suscité dès le trailer et le pitch de départ.

Mais est-ce que nous allons bien retrouver tout cela dans la gamme Brancalonia? Parce que oui, le jeu est en fait motorisé avec Donjon et Dragon 5ème édition, ce qui est pratique pour bien des rôlistes découvrant le loisir avec cette mouture du jeu, mais du coup, le cadre des règles pourra rebuter celles et ceux qui, comme moi, aimons DD, sous une forme allégée, affranchie du carcan calculatoire de ses règles, ou pire encore, qui seraient d’épouvantables narrativistes, ne croyant même plus à la toute puissance des dès! Eh oui, c’est du DD pur jus, avec des règles pour pleins de nouvelles règles – qui n’en sont pas du tout – comme celles associées à la bagarre, aux objets contrefaits, etc… Plus triste à mes yeux, comme toujours depuis ces dernières années, afin de plaire au plus grand nombre, un décor annoncé comme low fantasy, avec toutes les influences citées plus haut, se peuple soudainement de l’habituel globiboulga, permettant d’incarner des personnages magiques, comme des marionnettes genre Pinocchio. Cela pourra avoir son charme évidemment, et des MD talentueux et euses nous présenteront certainement de belles aventures en actual play, mon petit regret est donc de ne pas voir ici un cadre à la Flesh and blood de Paul Verhoeven.

Cela étant, loin de moi l’idée de vouloir plomber le travail d’adaptation de Studio Agathe, qui transposera donc Brancalonia avec sa propre version de D&D, Dragons. Le Royaume décrit dans l’édition originale a une saveur lui étant propre, cela dès les premières pages, et cette culture italienne transposée dans un monde fantastique donne très envie de plonger dedans. Les magnifiques illustrations, très colorées, nous montre tant des chevaliers errants que des gueules cassées plus généralement associées aux films de Sergio Leone. En clair, même si pour moi ce nouveau monde n’apporte pas grand chose, ayant longtemps joué à Red steel et son ambiance hispanique (un article ICI), je pourrai sans mal comprendre tout le succès que je lui souhaite, dès la sortie du financement participatif pour sa localisation française.

3 commentaires sur “Brancalonia, le D&D spaghetti!

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