{Rétro1900} : Colons de Catane

Coucou mes p’tites patates du XXème! Oui bon d’accord, cet article est plutôt là en tant que jalon mémoriel, je ne vous ferez pas l’affront de vous faire découvrir Catane, car statistiquement, nous l’avons toutes et tous pratiqué!

Die Siedler von Catan, Klaus Teuber, 1995, Jeux Descartes. Et ensuite… Que de changements d’éditeurs, que de traductions et surtout, de ventes à travers le monde! Incontournable classique des jeux à l’allemande, j’ai comme vous découvert ce jeu de tuiles et de commerce au tout début de ma vie de ludovore. Je pratiquais les jeux de société en 95, mais bien moins que les jeux de rôle, car la proposition d’alors n’envoyait pas tant de rêve que cela. Avec Colons de Catane est arrivé les enchaînements de parties, les hurlements de frustration face aux manques de ressources, les tirages de dés décevants, et surtout, la terrible collectionnite aigüe liée aux extensions, aux nouvelles éditions, bref, l’enfer de la ludothèque idéale.

Alors bien sûr, nos goûts s’affinent avec le temps, Catane et sa multitude de boîtes, d’éditions et d’itérations se trouve reléguée tout en bas de la ludo. Malgré tout, voici un incontournable, encore parfait comme porte d’entrée vers ce passionnant loisir qu’est le jeu de société. Les novices apprécieront le côté aléatoire du tirage de dés, leur donnant une chance d’affronter des ludovores confirmés, et le game design, toujours reproduit dans une multitude de descendants, offrira une expérience ludique nouvelle, à base de manipulation d’éléments et d’échanges. La formule magique.

Et pour les novices découvrant le jeu ici : Dans Colons de Catane, on dispose plus ou moins aléatoirement des tuiles de terrains chiffrées, produisant différentes ressources, puis nous disposerons nos premières routes et colonies, avant de démarrer la partie. Trois actions possibles à notre tour : Produire (on lance les dés, indiquant quelles tuiles vont produire leurs ressources, chaque colonie attenante collecte sa production), Commerce (on papote pour échanger nos ressources, la corruption à base de shokobon (ressource non-officielle) entre souvent en jeux à cette phase), Construction (avec les ressources obtenues, nous bâtissons colonies, routes et villes, ou achetons des cartes, toujours bien utiles). Toutes les constructions rapportent des points, le premier ou la première atteignant 10 points de victoire remporte la partie. Simple. Basique.

Comme souvent avec les très bons jeux, la boîte de base suffit amplement pour un grand nombre de parties, les extensions comme Marins, Barbares et Marchands ou Villes et Chevaliers complexifient le jeu en douceur, tandis que les fans rechercheront des variations plus radicales, jouant durant des époques historiques, ou carrément dans l’espace! Il existe des versions junior, d’autres en format jeu de cartes, les différents éditeurs et ludovores ont également disséminés des variantes intéressantes. Pour les plus ambitieux, il existe même un championnat du monde bisannuel – où les français ne brillent pas trop

Après une poignée de décennies, Catane n’est pour moi plus un jeu dans ma ludothèque. Je le retrouve cependant dans celles des amis, et on le cite toujours comme la référence qu’il est, la porte d’entrée vers les jeux à l’allemande, et plus largement vers notre beau loisir. Rien que pour cela, je vous recommande de l’essayer!

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