Hyperborée et Poséidonis, de Clark Ashton Smith

Coucou mes p’tites patates ineffables! Je vous avez déjà parlé de l’auteur Clark Ashton Smith (ICI), contemporain de HP Lovecraft avec qui il entretenait une correspondance et partageait un goût pour les choses bien horrifiques. J’avoue avoir du mal à lire du Lovecraft aujourd’hui, pour de nombreuses raisons, mais essentiellement car, en comparaison, le style de Clark Ashton Smith s’avère bien plus poétique, abordant le mythe mais en le plaçant dans un contexte de pure fantasy, un peu comme leur buddy Robert E Howard et son barbare en slip en fourrure. Les créatures comme Tsathoggua sont toujours aussi terrifiantes, mais aussi plus proches, car ouvertement vénérées, durant des époques où se côtoient magiciens retors, guerriers héroïques et voleurs audacieux. La mort est omniprésente, peu de protagonistes échappant à un funeste destin, mais les atmosphères combinent cet aspect fantasy des vénérables anciens – les auteurs, pas les monstres tentaculaires – avec une note onirique. Ici dans cette nouvelle intégrale des éditions Mnémos nous présente les nouvelles regroupant les récits hyperboréens, ainsi que Poséidonis. Déroulant une tragédie inexorable, sous la forme d’un glacier progressant au fil du récit, et qui finalement nous sera connu plus tard sous le nom de continent Arctique.

J’avais découvert cet auteur avec Zothique, j’aime encore plus ces courtes nouvelles, autant d’idées classiques dans l’univers du jeu de rôle, prenant ici une tournure poétique, étrangement familière, car inextricablement associée au Mythe de Cthulhu. Pas le temps de s’attacher aux personnages, souvent caractérisés essentiellement par un trait comme l’intrépidité, la cruauté ou l’insouciance. Les créatures du Mythe sont immortelles, leurs malédictions implacables, elles dominent tous les récits, sans que cette humanité exotique ne puisse rien y faire. Comme j’avais été fasciné par l’Affaire Charles Dexter Ward (un article ICI), je dévore aujourd’hui cet auteur autodidacte, dont la poésie était vraiment le mélange des genres que je recherchais depuis longtemps, combinaison harmonieuse entre la froideur misanthropique d’un HP Lovecraft et la fantasy sauvage d’un Robert E Howard.

Du coup, il me tarde de lire d’autres récits de Clark Ashton Smith, car malgré l’horreur associée au Mythe traversant tous ses écrits, c’est à mes yeux l’aspect poétique qui prédomine, et de la poésie sauce fantasy, cela reste plutôt rare. Je vous recommande donc vivement la lecture de ces œuvres.

3 commentaires sur “Hyperborée et Poséidonis, de Clark Ashton Smith

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