1883, une merveille de série

Coucou mes p’tites patates des plaines! C’est clairement mon coup de cœur de ses derniers mois en matière de séries; 1883, de Taylor Sheridan, sur Paramount +, et donc bientôt sur Canal. C’est une préquelle à l’excellente Yellowstone, nous montrant le lent cheminement de la famille Dutton depuis le Texas, vers le Montana, où se passera l’action de la série principale, à notre époque.

1883, c’est la conquête de l’Ouest sauvage par des colons mal préparés, n’ayant aucunement conscience des dangers dans les grandes plaines, mais n’étant surtout pas préparé à la violence des hommes vivants là. Comme dans Yellowstone, Taylor Sheridan nous montre des personnages endurcis, adaptés à un monde brutal en train de naître. James Dutton, tue pour se défendre, se montre impitoyable lorsqu’il s’agit de protéger les siens. Mais très vite, alors que l’on pourrait assister à bien plus d’effusions de sang, clichés du genre western, le showrunner nous offre ici d’autres personnages, durs, mais surtout malmenés, et d’autres aussi, se frottant à la dureté de cet Ouest ne faisant finalement pas tant rêver, mais porteur de liberté. Des liens se créent, les plus fragiles meurent, mais surtout, l’on se focalise sur des personnages, qu’ils soient comanche, lakota ou allemand, aucun manichéisme ici, mais plus encore, durant tout leur périple à travers les grandes plaines, les protagonistes croisent des individus, parfois cruels, mais le plus souvent, cherchant à aider.

C’est ce que j’ai le plus apprécié dans cette série, une écriture fine de tous les personnages, avec des évolutions et interactions cohérentes, souvent poignantes. Si vous regardez 1883, mes p’tites patates, vous comprendrez vite pourquoi je vous dis qu’à chaque épisode, j’ai versé ma petite larmichette, et pourquoi j’exige qu’Isabel May, incarnant Elsa Dutton, mérite tous les prix pouvant lui être décernés!

J’ai pu lire une critique négative, se plaignant que la conquête de l’Ouest, ce n’est pas ça. Pas assez de flingues, trop de place donné aux femmes, les habituelles remarques des mous du bulbe. Mais je vous rassure, tout est vraiment très bon dans ce show, et si en effet, tous les indiens ne sont pas méchants, n’attaquant pas sans raison les gentils hommes blancs, le rôle d’Elsa Dutton éclipse tous les autres, et porte un très beau message d’indépendance et de liberté. Bon sinon le show cartonne, il est très intense, jouant sur toutes les émotions, et ne peut pas vraiment se classer dans les feel good. Du très bel ouvrage!

6 commentaires sur “1883, une merveille de série

Ajouter un commentaire

    1. C’est en effet dans cette mouvance de réécriture du genre, avec des personnages et situations moins manichéennes, plus profonds. Par contre, il n’y a pas de shérif, d’ailleurs il n’y a pas de loi tout court, tout le monde doit se débrouiller, ce qui complique bien les choses, et amène de l’incertitude face à chaque rencontre.

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :