Les jeux aléatoires, c’est bien?

Coucou mes p’tites patates minivillesques! Eh oui, l’aléatoire dans les jeux de société, c’est bien ou c’est pas bien? Voilà bien un questionnement de milieu de lundi après-midi, après avoir bien chauffé le neurone sur de la création de jeux, et avant de se lancer dans une séance de réseaux sociaux, tel un saumon remontant le cours d’eau!

La réponse courte étant bien évidemment « ché pas« , je vais plutôt partager avec vous la réponse que toute bonne patate se doit d’avancer. Pour moi, la grande majorité des gens aiment jouer, cela signifiant faire rouler les dés, ou piocher la bonne carte. Et à partir de là, eh bien le marché et les estimés auteurs et autrices se conformes aux desiderata du plus grand nombre, espérant trouver la bonne dose d’aléatoire, tout en évitant de créer un nouveau UNO, le tout pour rafler ensuite pleins de prix plus ou moins obscurs, et briller devant un parterre de ludovores en pamoison.

Pour le coup, le hasard, la chance, ou encore la moulaga, sont donc des notions chevillées au plaisir ludique – eh non mes p’tites patates, ce n’est pas la stratégie sur dix-huit tours qui fait rêve le bon peuple – et pour ma part, je peux retrouver ce besoin lorsque je joue en ludothèque, ou quand des clients veulent découvrir les jeux modernes. Les mécaniques, même les manières de gagner, n’ont finalement que peu d’importances, ce qui compte est de faire un bon jet de dés, ou d’avoir une suite de cartes, le plaisir est dans l’instant, a contrario de celui du ludovore passionné, qui cherchera pour sa part, ne nous voilons pas la face, à voir des larmes de sang chez ses adversaires, tandis qu’il ou elle entamera sa danse de victoire, après six heures en mode poker face, et fausses chouineries du genre « oh non, mais je vais perdre, c’est sûrs« .

J’avoue ne pas aimer la notion d’aléatoire lorsqu’elle est trop présente, en particulier dans le cœur du jeu. Elle a toujours tendance à susciter de la frustration, tant chez les malchanceux et malchanceuses, que chez les ludovores passionnés, voyant là un jeu sans intérêt, vu que seul le hasard permet d’établir la victoire. J’ai très peu joué aux jeux comme le Uno, le Monopoly ou la Bonne paye, surtout car j’ai démarré le jeu de rôle très tôt, mais du coup, cet aspect aléatoire dans le jeu de société m’a plutôt sauté en plein visage à la découverte de Carcassonne, Catane et autres titres un peu connus. Tout simplement, un jeu avec une part prépondérante d’aléatoire ne m’intéressera pas, je grogne sur Miniville, car celui-ci représente à mes yeux toute une gamme, mais tout en comprenant son succès et l’engouement qu’il suscite. Tiens d’ailleurs, je parlais de jeu de rôle. Là aussi, dans ses formes traditionnelles, le hasard est au coeur du jeu, mais il peut s’ajuster de mille manières – la corruption du mj, par exemple – et je joue toujours avec plaisir à Donjon et Dragon, probablement la plus grande source de frustration crée par l’être humain, mais le cadre du jeu de rôle reste associé à l’imagination, et possède une forme de souplesse mécanique, ce qui est rare dans un jeu de société.

Bref, vous l’aurez compris, mes p’tites patates, faites comme vous voulez, aléatoire ou pas, l’essentiel est que tout le monde autour de la table s’amuse avec les autres! Ah je sais, vous vouliez des révélations choquantes… Mais attenez le prochain article alors; L’eau qui mouille, bien?

4 commentaires sur “Les jeux aléatoires, c’est bien?

Ajouter un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :