Les machines ne saignent pas, de Jenna Preston-Penley

Coucou mes p’tites patates cyberpunk! J’avais déjà mentionné tout le bien que je pensais du Cloître des vanités, par la talentueuse Manon Ségur (un article ICI), aux éditions Crin de chimère, qui m’ont gentiment envoyé un autre de leurs romans publiés; Les machines ne saignent pas, par Jenna Preston-Penley. Une autre ambiance que pour le cloître, certes!

Nous sommes au XXIIème siècle, dans un univers dystopique où des gens honteusement riches règnent sur des mégacorpos, et accessoirement, sur le monde. Le récit va rapidement se focaliser sur sept individus, déjà à la base peu recommandables, mais qui vont devenir des pions dotés de pouvoirs et d’améliorations, dans un jeu les dépassant totalement. Sorte d’Agence tout risques de l’enfer, ou plutôt une version futuriste des Seven, dans le comic book the Boys, de Garth Ennis. Il s’agit ici du premier roman d’une duologie, je suis donc très curieux de découvrir la suite, même si cet univers est sommes toute de facture assez classique, certaines références m’ont fait penser à Altered carbon de Richard K Morgan, avec une note moins science-fictionnesque, et plus sombre. L’autrice a une plume très dynamique, allant même vers une certaine cinématographie que l’on retrouve dans les séries actuelles. Les ambiances bien sombres et violentes nous tombent dessus au détour des pages, et même si j’ai trouvé les personnages finalement assez peu développés, et encore moins attachant, ma foi, cela colle très bien avec la thématique du livre. Très vite, le côté cyberpunk m’a paru assez plaqué, mais là encore, le mélange des genres fait que l’on va plutôt suivre des enchaînements d’actions plutôt que s’intéresser à l’environnement, voir même, aux personnages, qui on le comprend assez vite, peuvent nous faire une Game of thrones est mourir – dans d’épouvantables souffrances – à tout moment!

Bon alors, les machines ne saignent pas, bien? Ma foi, c’est pour moi une lecture un peu trop légère. J’ai plongé immédiatement dans le Cloître des vanités, étant grand amateur d’Histoire, mais en termes de science-fiction, mon genre de prédilection reste la hard sf à la Kim Stanley Robinson. Cela étant, si vous aimez les récits dynamiques avec pas mal de violence physique et psychologique, clairement cet ouvrage est pour vous! Il se lit de manière très agréable (façon de parler, au vue du thème) et un autre point fort est son édition de grande qualité, avec pleins de petits zigouigouis – c’est un terme technique, ne cherchez pas – offrant un aspect esthétique tout du long de la lecture. Vraiment une lecture plaisante que je vous recommande, si vous n’êtes pas des âmes sensibles!

2 commentaires sur “Les machines ne saignent pas, de Jenna Preston-Penley

Ajouter un commentaire

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :