Janua vera, de Jean-Philippe Jaworski

Janua Vera - Récits du vieux royaume, tome 1 - Jean-Philippe Jaworski

Déjà premier point; Je viens de découvir qu’il existe une version augmentée de ce recueil de nouvelles, qui dans l’édition que j’ai pu lire n’en compte que quatre, pour huit dans Janua vera Tome 1. Je vais donc de ce pas m’enquérir chez Mollat de cette édition enrichie (si ces messieurs-dames cessent un instant leur book-faces!)!

Janua vera donc, un recueil de nouvelles du sieur Jaworski, Môssieur « Gagner la guerre », et on ne le rappelle pas assez, également de Te deum pour un massacre, jeu de rôles ma foi bien sympathique. Nous explorons ici le Vieux-royaume, l’univers fantastique de Jean-Philippe Jaworski, où il existe bien des elfes et autres créatures étranges, mais totalement en marge des grands royaumes humains. Et en quatre petites nouvelles, l’on replonge avec délice dans tout ce qui était bon dans Gagner la guerreOu si l’on a pas lu ce roman, on se prépare pour un grand voyage! – Attention cependant, si l’on retrouve bien Don Benvenuto le temps d’une intrigue sanglante et pleine de trahisons, les autres récits se focalisent sur des époques et des personnages différents. Nous découvrons ainsi le Roi-dieu Léodegar, sorte de Gilgamesh du coin, qui s’interroge sur sa divinité, et finalement suit sagement son destin. Nous suivons également le Chevalier aux épines, Aedan, dans un modèle classique de manipulation, avec un bien beau et expéditif combat de joute.

Comme toujours avec cet auteur, nous allons d’une description truculente à l’autre, plongeant dès les premières pages dans un univers bien à lui, ici fait de pluie, de gadoue et de crasse, mais se révélant parfois beau, majestueux. Je suis toujours impressionné par la puissance évocatrice de ses personnages, qui pour un rôliste sont du pain béni à inclure pratiquement tel-quel dans des aventures épiques. La technique est pourtant classique, même les histoires, si elles sont décortiquées, n’offrent pas grand chose d’original, mais il suffit vraiment de quelques lignes pour se retrouver dans ce Vieux-royaume, où il ne fait décidément pas  bon vivre! Doutes, faiblesses morales, mensonges et égoïsmes forment les principaux traits des personnages de ces nouvelles, mais ces défauts sont compensés par un attachement presque immédiat à l’humanité profonde de ces individus imparfaits. Le pompon étant Don Benvenuto Gusefal, assassin et magnifique ordure que l’on ne peut qu’adorer!

Ah oui, pour ceux et celles qui ne connaissent pas cet auteur, je vous recommande une plongée en douceur dans son monde, par le biais de ce recueil de nouvelles!

4 commentaires sur “Janua vera, de Jean-Philippe Jaworski

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