StarGate Diaspora, la nation Tau’lan

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Coucou mes p’tites patates symbiotisées! Jadis, alors que le monde était un lieu plein de joie et dans lequel les rôlistes pouvaient tranquillement aller au fond des bois invoquer el diabolo, j’avais ressenti le besoin de me faire la main sur un système moderne, fresh, et surtout générique. Il s’agissait de FATE, et plus précisément de sa version Accélérée. Alors oui je sais, aujourd’hui pour être tendance il faut crier « D&D! D&D! » et cracher sur les systèmes génériques. Bon, venant d’une époque différente, je me souviens que c’était tout le contraire il y a quinze ans. Bref! Voici donc un article, parmi tant d’autres, pour une version de Stargate dans le futur des séries télés. Quelques Goa’uld sont venu répandre des cochoncetées dans l’atmosphère de la Tau’ri, contraignant le Stargate Command à évacuer en catastrophe des communautés, le tout dans un joyeux bordel. Un siècle plus tard, les alliés des humains n’en peuvent plus de ces apatrides bruyants et ce sont les nox qui offrent une planète à l’Humanité. Il ne reste plus qu’à rassembler les groupes disparates, qui ont pour certains su s’adapter à des conditions plutôt exotiques. Les Tau’lan sont de ceux-ci.
Née sur les ruines laissées par les Tollan, la jeune nation tau’ri de Tau’lan fut fondée par de petites communautés de scientifiques et d’ingénieurs, amenant avec eux leurs familles ainsi qu’une petite troupe de militaires affiliés à l’ONU. Ne possédant alors que des fragments d’archives concernant la civilisation détruite par le goa’uld Anubis, les réfugiés se contentent d’aménager quelques abris au cœur d’un vaste complexe bombardé et dont il ne subsiste pas grand chose. Tout du moins en surface. Il ne faut guère longtemps avant qu’une équipe de récupération ne découvre une machine tollan fonctionnelle, permettant de traverser la matière et donnant accès à de nombreux niveaux souterrains regorgeant de technologie alien.
Sous le commandement du Colonel Voight Masterson, la communauté s’organise autour d’un noyau dur de chercheurs, responsables de l’exploitation des technologies disponibles, tandis que les autres sont formés à la chasse, la reconnaissance et assignés à des tâches subalternes. Les militaires prennent le pouvoir, et les quelques rares tentatives pour ramener un peu d’équité au sein de la communauté sont violemment réprimées. Malgré tout, le groupe connaît rapidement la prospérité, et les tensions s’amenuisent enfin, tandis que de nouveaux foyers sont crées. C’est à la mort du Colonel Masterson que la communauté adopte le nom de Tau’lan, en hommage aux précédents habitants. Les scientifiques prennent alors le pouvoir et fondent le Cercle, au sein duquel sont discutés des problèmes de sécurité et d’approvisionnement. En effet, la planète P5D-552 est depuis peu une halte pour un groupe affilié à l’Alliance luxienne ayant découvert l’existence des tau’lan. Une démarche diplomatique a été tentée, mais les pirates n’ont pas donné suite, préférant rassembler des forces en orbite pour préparer un assaut. Et peu après la fondation du Cercle, l’attaque luxienne est lancée. Les tau’lan ont cependant su recréer des modèles d’armes tollan et anéantissent leurs assaillants. Fort de ce succès, la communauté commence à s’étendre au-delà du site originel, l’humanité prolifère de nouveau.
Deux générations plus tard, les tau’lan utilisent à nouveau leur chappaï. Les descendants des premiers militaires se sont regroupés dans une région reculée de P5D-552, rebaptisée Taul’an, et ont fondés le Ki’nok, officiellement un organe de renseignements extérieurs, officieusement une force d’intervention en mesure de s’emparer de technologies avantageuses pour les tau’lan. Ce sont eux qui passent les premiers par la porte des étoiles, explorant des systèmes voisins, se mesurant à quelques peuplades primitives avant d’affronter des goa’uld mineurs. Grâce à la technologie tollan, les agents du Ki’nok remportent bien des victoires, s’attirant les bonnes grâces de leurs concitoyens tout en devenant un élément majeur de la politique interne du Cercle tau’lan. D’autres communautés tau’ri sont retrouvées grâce à eux, et viennent s’établir sur Tau’lan. La population humaine d’alors s’élève à trente-huit mille individus.
Bien que le conseil scientifique du Cercle rythme toujours la vie politique et économique de la planète, le Ki’nok et quelques petits groupes d’influence aux idées radicales grappillent du pouvoir et contrôlent des régions entières, où ils rétablissent le servage. L’afflux de nouvelles communautés humaines favorise le développement des castes, et tandis que les scientifiques s’isolent du reste de la population, militaires et industriels s’associent pour soumettre les nouveaux arrivants sans bagage scientifique ni ressources. Très vite, des groupes armés traversent le chappaï afin de mener des raffles parmi les populations alien primitives de mondes voisins. La nation Tau’lan connaît dès lors un grand rayonnement, produisant des technologies tollan vendues à quelques partenaires privilégiés.
Le retour de bâton ne tarde cependant pas à se faire sentir. Quelques to’kra infiltrés, comptant parmi les derniers de leur peuple, appuyés par des jaffa libres, forment une expédition punitive en réponse aux raids des tau’lan. Les principales défenses planétaires sont neutralisées, tandis qu’un contingent de guerriers dévaste les principaux laboratoires de recherche. De nombreux esclaves sont libérés, mais préfèrent massacrer des tau’lan avant de quitter la planète. C’est un choc pour la grande majorité des survivants, qui préféraient jusqu’à maintenant fermer les yeux sur cette caste de serviteurs dociles. Les membres du Cercle font tomber quelques têtes mais sont accusés par quelques figures emblématiques, en réalité les maîtres secrets du Ki’nok, qui profitent de l’occasion pour prendre des sièges au conseil scientifique, tout en accusant les aliens d’avoir jalousé la prospérité tau’lan.
La nation se renforce autour d’un sentiment xénophobe très fort, alimenté par les instances secrètes du Ki’nok. Tau’lan devient un monde exclusivement réservé aux humains et si le servage se fait plus discret, la justice reste expéditive pour celles et ceux n’ayant ni connaissances scientifiques, ni ressources conséquentes. Alors que de nouvelles communautés se forment, une milice se forme, financée en sous-main par le Ki’nok. Le Tau’ron est une force rapide, formée de brutes et de maîtres-chanteurs, disposant de petites unités de surface et d’armes à profusion. Véritables supplétifs du Ki’nok, les miliciens font régner la terreur dans les étendues sauvages où l’essentiel des communautés nouvelles cherchent à se développer paisiblement. Pratiquement inexistant dans la capitale, le Tau’ron est considéré par les scientifiques comme un épouvantail agité par quelques réfractaires à l’ordre et la justice tau’lan.
Pratiquement toute l’industrie lourde tau’lan est regroupée dans la capitale, nommée Tau’lana. La caste scientifique s’y trouve d’ailleurs également concentrée, œuvrant dans de grands complexes souterrains remontant au lointain passé du monde. La ville est bâtie sur un haut plateau montagneux, constituée de trois grands quartiers concentriques. Le centre est un ensemble de bâtiments luxueux et de parcs, réservés aux familles des scientifiques ainsi qu’aux rares démonstrations publiques du Cercle. Le quartier intermédiaire est celui des administrateurs, des industriels et de celles et ceux disposant de ressources importantes. C’est également le cœur de la ville, avec des commerces et des loisirs, une économie souterraine et un lieu où la jeune devise nationale, la tau’ar, s’échange contre bien des services. Le cercle extérieur de Tau’lana abrite l’essentiel de la population urbaine de ce monde, soit une soixantaine de milliers d’individus, majoritairement des ouvriers et des employés. Sans aucune protection sociale, les tau’lan pauvres savent devoir justifier à tout instant d’une occupation officielle, sous peine d’être transférés dans des camps de travail à la réputation terrible. Une division du Ki’nok est en charge de faire respecter la sévère loi tau’lan, mais délègue au Tau’ron toutes les affaires liées au cercle extérieur.
Tau’lana dispose d’un petit spatioport abritant une douzaine de vaisseaux, mais l’essentiel des échanges extérieurs se fait à travers le chappaï. La nation connaissait jusqu’à il y a peu un début d’isolement, mais la découverte fortuite de New hope et des autres communautés tau’ri a incitée quelques scientifiques du Cercle à tenter l’ouverture. C’est le Ki’nok qui régule les passages via la porte des étoiles, mais l’esprit collaboratif a souvent raison de la méfiance excessive des maîtres secrets de cette organisation, et le ralliement de la nation Tau’lan à l’Union planétaire Tau’ri a récemment été officialisée, incitant nombre d’habitants à tenter leur chance à travers le chappaï.
Bien qu’ayant possédée des avant-postes sur des mondes proches, la nation Tau’lan s’est depuis peu repliée sur elle-même, son Histoire ayant été réécrite afin de montrer la sauvagerie des aliens, qui attaquèrent la planète pour piller ses ressources. Le système P5D ne renferme qu’une poignée de géantes gazeuses et reste connu pour être un cauchemar gravitationnel encombré de débris, permettant à la seule planète habitable de ne recevoir que très peu de visiteurs. Le chappaï de Tau’lan n’est jamais employé pour rallier d’autres mondes que New hope, des sécurités redondantes empêchent d’ailleurs toute tentative pour hacker la porte des étoiles.
Sur le plan technologique, Tau’lan fournit l’essentiel des équipements de pointe à l’Union planétaire et se spécialise dans l’intégration des systèmes aliens au sein des nouveaux vaisseaux assemblés en orbite de New hope. Spécialistes des xénotechnologies, les scientifiques tau’lan sont particulièrement prisés.
Vous retrouverez mes articles sur StarGate Diaspora sur un blog en libre accès, ICI.

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